Foire aux questions

Vous trouverez ici les questions les plus fréquemment posées au sujet de la surdité. Faire la sourde oreille aux clichés, en voilà une bonne idée !

- Quels sont les différents types- de surdité ?
- Quelle est la différence entre surdité et malentendance ?
- Quelles sont les causes de la surdité ?
- La surdité est-elle reconnue comme maladie professionnelle ?
- Que sont acouphène et hyperacousie ?
- Quel est le pourcentage de personnes sourdes ?
- Quelles sont les aides techniques qui permettent aux déficients auditifs de percevoir des sons ?
- Les Sourds sont-ils muets ?
- La langue des Signes est-elle universelle ?
- Quand la Langue des Signes fut-elle créée ?
- A part la Langue des Signes, quels sont les autres moyens de communication utilisés par les personnes sourdes ?
- Existe-t-il une culture sourde ?
- Y a-t-il des écoles pour Sourds ?


Quels sont les différents types de surdité ?

On parle de surdité de transmission quand l’oreille externe ou moyenne est touchée et de perception quand il s’agit de l’oreille interne.

Quelle est la différence entre surdité et malentendance ?

Il s’agit ici d’évaluer le degré de perte auditive : jusqu’une perte de 70 décibels, on considère que la surdité est de moyenne à légère, la parole pouvant encore être perçue et partiellement intelligible jusque 55 dB de perte. A partir d’une perte de 70 dB, la surdité est sévère à profonde (>90dB). La surdité totale ou cophose se situant elle à partir de120 dB.

Quelles sont les causes de la surdité ?

La surdité peut être congénitale, due à une maladie (par exemple la méningite), à un accident ou traumatisme sonore, à la vieillesse (presbyacousie). La surdité peut aussi résulter de la prise de médicaments dits ototoxiques.

La surdité est-elle reconnue comme maladie professionnelle ?

La surdité et l’hypoacousie sont considérées comme maladie professionnelle si elles résultent des conditions dans lesquelles le travailleur exerce son activité professionnelle ou sont la conséquence directe, mais non soudaine (contrairement à un accident du travail), de l’exposition plus ou moins longue d’un travailleur à un risque physique (matière réglée par arrêté royal).

Que sont acouphène et hyperacousie ?

Un acouphène est un bruit subjectif qui résulte souvent d’un traumatisme sonore. Il est perçu comme un sifflement ou bourdonnement mais n’a pas de source extérieure objective. Il devient problématique lorsqu’il ne s’estompe pas endéans les 48h. Encore méconnu du milieu médical et difficilement identifiable, il ne peut être soigné efficacement en tant que tel et nécessite souvent d’avoir recours à un traitement de type cognitivo-comportemental (hypnose, etc.) ou à des techniques particulières telles que la génération d’un bruit blanc.

L’hyperacousie est quant à elle une hyper sensibilité au bruit supposée due au dérèglement du schéma auditif neuronal suite à un traumatisme sonore affectant l’oreille interne. Aucun remède n’a à ce jour été trouvé pour solutionner cette pathologie handicapante socialement car contraignant le sujet à se protéger dans un environnement bruyant, voire à les éviter.

Quel est le pourcentage de personnes sourdes ?

On estime que 16% de la population ont des problèmes d’audition. La communauté sourde est estimée à 20.000 personnes en Communauté française, sans pour autant qu’il y ait un relevé précis. 3 nourrissons sur 1000 sont atteints de surdité.

Quelles sont les aides techniques qui permettent aux déficients auditifs de percevoir des sons ?

Les aides techniques sont de deux types : l’appareil auditif qui permet de recouvrer une partie de l’audition ou de percevoir des sons, et l’implant cochléaire qui est placé par opération chirurgicale et va servir à stimuler le nerf auditif (cochlée) en cas de surdité profonde (perception).

Les Sourds sont-ils muets ? Pas du tout ! Le terme « sourd-muet » souvent utilisé est à bannir de son vocabulaire. En effet, un grand nombre de personnes sourdes ont appris à utiliser la parole – on parle alors d’oralisme - après une rééducation auprès d’une logopède.

La langue des Signes est-elle universelle ?

La Langue des Signes n’est pas universelle et comporte donc des différences et particularités à chaque pays. Cette division fait notamment suite au Congrès de Milan (1880) où il a été décidé de bannir la Langue des Signes de l’éducation des jeunes sourds, pendant environ 100 ans. Des personnes d’origines différentes peuvent néanmoins se comprendre de par leur faculté à s’exprimer dans une langue gestuelle qui est leur langue maternelle. Il existe néanmoins une tentative de construire une Langue des Signes unique, mieux connue sous le nom de Gestuno ou ISL (International Sign Language), et qui consiste en la définition d’un lexique commun.

Quand la Langue des Signes fut-elle créée ?

Bien qu’il n’en soit pas l’inventeur, l’Abbé de l’Epée (1712-1789, France) est le premier à avoir tenté de formaliser le langage gestuel et développé une méthode d’enseignement qui favorisa l’émergence de la Langue des Signes françaises, avec sa syntaxe propre.

A part la Langue des Signes, quels sont les autres moyens de communication utilisés par les personnes sourdes ?

Tout d’abord, la personne sourde peut dans des circonstances qui le requièrent faire appel à une interprète français-langue des signes. Leur nombre est cependant encore trop restreint en Communauté française pour faire face à toutes les demandes. D’autres techniques gestuelles sont le français signé (langue des signes couplée à la syntaxe du français parlé) et le LPC (langage parlé complété) qui est un code utilisé en complément de la lecture labiale (lecture sur les lèvres). A distance, Internet et la téléphonie mobile (3G) complètent ce panel de possibilités.

Existe-t-il une culture sourde ?

Bien entendu ! La communauté sourde peut d’ailleurs être considérée comme une communauté culturelle à part entière puisqu’elle se fonde sur une langue propre, et sa syntaxe particulière. Le tissu associatif est d’ailleurs assez développé et il existe un grand nombre d’associations dans des domaines divers (sport, loisirs, jeunesse, etc.)

Y a-t-il des écoles pour Sourds ?

L’enseignement en Communauté française est encore peu adapté à ce niveau, contrairement à ce qui se fait notamment dans les pays scandinaves. Ainsi, un enfant sourd a le « choix » entre l’enseignement spécialisé (type 7), d’intégration (dans une école d’entendants), ou bilingue (langue des signes-français). Si chacun présente des avantages et des inconvénients, l’enseignement bilingue, en développement, semble la solution optimale puisqu’il permet à l’enfant sourd de suivre l’enseignement traditionnel avec un professeur en Langue des Signes aux côtés du professeur de langue française.